Les premiers devoirs de la femme en islam

Publié le par HABIBA


Ce premier volet d’un dossier en quatre parties sur les devoirs et les droits de la femme musulmane traite des devoirs de la femme en tant que fille puis épouse.
 

 

 

« Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance. [...] »
Sourate 2, Al Baqara (La vache), verset 228.


L’islam a défini des droits et des devoirs pour l’homme et la femme en fonction des spécificités de chacun. Connaître ses obligations est essentiel pour pouvoir les accomplir pleinement et être en mesure de réclamer ses droits. Il serait incohérent de revendiquer des droits si les devoirs correspondants ne sont pas remplis. C’est un peu comme être félicité pour un travail non achevé ou emporter un achat sans le payer. En respectant ce principe tant du côté de l’homme que celui de la femme, l’équilibre devoirs - droits est atteint.

Les devoirs de la femme musulmane évoluent au cours des différentes étapes de sa vie. Elle est d’abord une fille puis devient une épouse et ensuite une mère. A chaque phase correspond des devoirs spécifiques, ils ne remplacent pas les précédents mais les complètent.
En tant que fille, son premier devoir est celui de tout musulman : adorer Allah. Les obligations rituelles telles que la prière et le jeûne deviennent obligatoires à partir de la puberté. La zakât et le pèlerinage lui incombent également si elle possède les moyens suffisants. Un ensemble de devoirs envers les parents est propre au statut d’enfant. La fille doit respect et bienveillance envers ses parents. Elle veille à les servir et les satisfaire de son mieux, leur adresse des mots doux et aimables pour leur témoigner de sa tendresse. Elle évite de leur faire du tort, que ce soit par les paroles ou les actes et s’abstient de témoigner gêne et lassitude devant eux. Elle prie pour eux qu’Allah les protège et leur accorde Sa Miséricorde. De plus, toute musulmane a le devoir de s’instruire sur sa religion afin d’en connaître les principes et discerner le licite et l’illicite. Elle acquiert également des connaissances dans divers domaines utiles à la communauté, tels que la médecine et l’économie.

L’islam donne une place importante à la famille, elle constitue une base pour une société forte et équilibrée. L’épouse y joue un rôle essentiel, par conséquent de nouveaux devoirs viennent s’ajouter aux précédents. Elle est obéissante à son mari de façon volontaire dans un cadre bien défini et non, contrainte et forcée. D’une part, l’époux ne peut exiger de sa femme quelque chose d’illicite. D’autre part, l’égalité, la concertation et le bon comportement doivent prévaloir au sein du couple.

« Et si, après s’être consultés, tous deux tombent d’accord pour décider le sevrage, nul grief à leur faire. Et si vous voulez mettre vos enfants en nourrice, nul grief à vous faire non plus, à condition que vous acquittiez la rétribution convenue, conformément à l’usage. Et craignez Allah, et sachez qu’ Allah observe ce que vous faites. »
Sourate 2, Al Baqara (La vache), verset 233.

« Et comportez- vous convenablement envers elles. [...] »
Sourate 4, An-Nisâ’ (Les femmes), verset 19.

« Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’ affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent. »
Sourate 30, Ar-Roûm (Les romains), verset 21.

 

L’épouse a le devoir de satisfaire les besoins sexuels de son mari. Elle veille à avoir toujours une tenue soignée. Il s’agit d’un détail constituant une protection pour son mariage. En prenant soin de son apparence pour lui, elle atténue l’effet des tentations de l’extérieur. Elle se doit également de préserver le foyer pendant l’absence de son conjoint. Ce rôle de protectrice s’applique sur les biens et l’honneur. Ainsi, elle ne laisse pas entrer chez elle des personnes que son époux ne souhaite pas et elle garantit les secrets de la vie conjugale. L’entretien du foyer (ménage, cuisine, etc.) lui revient. Si elle ne peut l’accomplir seule, elle peut faire appel à une aide et si ce n’est pas possible par pauvreté, l’homme aura un grand mérite à alléger sa tâche. Le devoir de conseil mutuel s’applique aussi entre les époux. Lorsque nécessaire, l’épouse incite son mari au bien et lui évite l’illicite de la meilleure manière.

 

« Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable accomplissent la Salâ, acquittent la Zakâ et obéissent à Allah et à Son messager. Voilà ceux auxquels Allah fera miséricorde, car Allah est Puissant et Sage. »
Sourate 9, At-Tawba (Le repentir), verset 71.

 


Lors du décès de son conjoint, la femme doit respecter une période d’attente pour se remarier.

 

« Ceux des vôtres que la mort frappe et qui laissent des épouses : celles-ci doivent observer une période d’attente de quatre mois et dix jours. Passé ce délai, on ne vous reprochera pas la façon dont elles disposeront d’elles-mêmes d’une manière convenable. Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. »
Sourate 2, Al Baqara (La vache), verset 234.

Pour en savoir plus

Lire

Droits et devoirs de la femme en islam,
Fatima Naseef,
Tawhid, 1995, 271 pages

Encyclopédie de la femme en islam,
’Abd Al Halîm Aboû Chouqqa,
Al Qalam, 1998, 6 tomes
ISBN 2-909469-22-0
 

Les premiers devoirs de la femme musulmane sont ceux en tant que fille. Ils sont primordiaux car permanents tout au long de sa vie. Viennent ensuite ceux d’épouse, période de durée variable pour chacune. Ces derniers sont souvent critiqués ou remis en cause. Les devoirs de l’épouse représentent les droits du mari et face à eux se trouvent les devoirs de l’homme, formant les droits de la femme. Une réflexion honnête mène à la simple conclusion qu’ils constituent une garantie pour la pérennité du mariage.
Logiquement, le statut d’épouse conduit à celui de mère, impliquant de nouveaux devoirs. Ils seront exposés dans le prochain volet incha Allah.

 

Publié dans La Femme Musulmane

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anissa 20/01/2007 14:38

salam'alaykum on oublie souvent de dire que la femme aussi a le  droit d'avoir une sexualité épanouie